Château de la Noë Bel-Air
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Quelle est l'histoire...
du château de la Noë de Bel-Air ?
Le château de la Noë de Bel Air tire son nom d’un étang tout proche (en bas latin « nauda » signifie « endroit humide ») ainsi que d'une exposition au vent d’ouest dominant.
Depuis 1741, date du mariage de Louis François de Bruc avec Marthe Le Boucher, La Noë de Bel Air appartient à la branche cadette des Bruc de Montplaisir, devenus Malestroit par adoption en 1794.
Le château
Le château actuel fut précédé par un manoir détruit sous la révolution. Le territoire de Vallet faisant partie de la Vendée militaire (Vendée nantaise).
Le château actuel fut construit entre 1836 et 1839 par Armand de Malestroit de Bruc et réalisé par l’architecte Louis-Joseph Chagneau.
Il s’agit d’une « Villa palladienne », témoin de la dernière génération de ce style d’architecture inspiré par l’architecte italien Palladio. Ce style d’architecture est beaucoup plus répandu en Angleterre et aux Etats-Unis qu’en France.
L’architecture de la Noë fut inspirée par les réalisations de Lemot (La Garenne Lemot à Clisson) en deux points : un plan en longueur et la façade qui s’ouvre sur une loggia.
Pour autant, les apports italianisants ne doivent pas effacer l’influence du néo-classique Nantais sur l’architecture de la Noë, à travers notamment l’hôtel Montaudoin « à colonnes ».
Le parc
Le parc à l’anglaise se divise en deux. Le petit parc est dessiné autour de la propriété, c’est un parc d’agrément qui a pour vocation la promenade. On remarquera entre autres un pont courbé, dit pont japonais, un lavoir, un joli point de vue sur le sud Loire ainsi qu’une stèle en mémoire des combattants de la guerre de Vendée, morts sur ce site. Concernant l’aspect floral, deux cèdres de l’Atlas se tiennent près du château ainsi qu’un chêne pyramidal et un houx pleureur près de la grille d’entrée, lorsque l’on vient des vignes.

Les bâtiments
La Noë a longtemps été une exploitation viticole et agricole. Le clos du ferré qui jouxte la propriété est connu pour produire un muscadet de grande qualité.
Il est donc logique de trouver près du château des bâtiments utilitaires, articulés autour d’une cour carrée dans le style des exploitations romaines. La Noë comptait à son apogée une écurie pour les chevaux de labour, une étable et une basse-cour pour la partie agricole ainsi que des pressoirs et des chais pour la partie viticole.
Le personnel qui travaillait à la Noë était logé sur place au 1er étage du bâtiment principal. On trouve également un pigeonnier ainsi qu’une orangerie à l’entrée de la propriété.
L’Orangerie est le plus ancien des bâtiments de la Noë de Bel Air. Sa construction date de 1830. Jusqu’en 1956, elle servait, comme son nom l’indique, à accueillir pendant l’hiver les orangers qui, au cours de la belle saison, étaient placés devant le château comme éléments de décoration.
On parle de rustique Toscan pour évoquer le style d’architecture des communs. Ce type d’architecture est très présent à Clisson.
