L’église de Vallet

Quelle est l'histoire de...

L'église de Vallet

L’église de Vallet est dédiée à Notre Dame de l’Assomption. Elle a été édifiée entre 1869 et 1875 suivant les plans dressés par l’architecte Henri Gilée sous la direction du Chanoine Dulanloy, curé bâtisseur de cet édifice, et assisté du cardinal Richard de la Vergne, archevêque de Paris. La famille de ce dernier, propriétaire du Clairay a soutenu financièrement et généreusement la construction de l’église, avec la participation des habitants de Vallet.

Cette église est la plus importante du vignoble et la seule avec un déambulatoire pour les processions.  Les matériaux utilisés sont le tuffeau, enduit ciment, calcaire dur et granit.

Les vitraux qui complètent son architecture ont été principalement réalisés par l’atelier d’Antoine Meuret de Nantes. Tous ceux portant une rose rouge ont été offerts par la famille de Malestroit.

Description intérieure de l’Église :

1 – Le clocher

Il culmine à 52 mètres, il abrite 4 cloches qui proviennent de la Fonderie du Mans d’Ernest Bollée. 

 

  •                Marguerite-René, 401 kg sonne le «la»
  •                Félicité-René, 562 Kg sonne le «sol»
  •                Jeanne, 818 kg sonne le «fa»
  •                Marie-Louise, 2100 kg sonne le «do».

 

Ces cloches furent baptisées le 11 août 1857 par M. l’Abbé MALENFANT, Doyen du Chapitre de la Cathédrale de Nantes. Elles servent à accompagner les différents offices religieux (messes, mariages, baptêmes, sépultures) et sonnent les heures, et les quarts d’heure avec un arrêt de 22 h à 7 h du matin.

2 – La porte principale de l’Église.

L’entrée est encadrée par 2 statues : St Rogatien et St Donatien.

Au-dessus de la porte se trouve un tableau représentant Marie, Reine de France entourée de plusieurs saints protecteurs. Dans les plis de son manteau, on aperçoit le blason de Vallet et sa devise : « ego sum vitis, vos palmites » traduit par « je suis le cep et vous êtes les sarments ».

Le tableau est l’œuvre d’Abel POIRIER. Le blason est l’œuvre de Marie-Madeleine LEBAS.

Les fonds baptismaux ne servent plus pour les baptêmes et sont remplacés par le baptistère au milieu de l’église.

C’est une ancienne cuve de teinturier. L’installation a été réalisée par les Ets POUSSIN-ARCOUET de Vertou.

Vous pouvez admirer l’importance de la Nef, ses 12 piliers, sa voûte haute de plus de 20 mètres et ses croisées d’ogives ornées de blasons. Elle est éclairée de magnifiques vitraux.

3- La chaire, à gauche de l’autel :

En chêne sculptée dans les ateliers l’Hippolyte GAUTRON de Beaupréau, elle représente le Christ et des 4 évangélistes avec leurs symboles : St Jean l’aigle, St Mathieu l’homme, St Luc le taureau et St Marc le lion.

4- Le maître-autel :

Réalisé en tuffeau et en marbre par Hippolyte GAUTRON de Beaupréau, il s’élève sur trois niveaux, richement décorés par les statues de saints

- En haut : deux parties symétriques autour d’une croix sous le pinacle. Aux deux extrémités se trouve un ange sous clocheton suivi d’une rangée de trois statues : (à g) St Ambroise, St Thomas d’Aquin et St Augustin ; (à dr) St Athanase, St Alphonse de Liguori et St Jean Chrysostome.

- Au milieu : La table de l’autel avec en son centre le tabernacle réalisé par Pierre POTET sculpteur à Nantes.

- En bas : une représentation sculptée de la Cène encadrée par les statues de St Joseph (à g), de Ste Françoise d’Amboise, duchesse de Bretagne (a dr) puis les statues de St Marc, St Luc et St François d’Assise (à g) et par celles de St Jean,St Mathieu et Ste Claire (à dr).

Devant L’Autel récent et l’Ambon en pierre de Combe brune, les tables en marbre vert Guatemala, réalisés par Marcel POUSSIN de Nantes. Parquet réalisé par Denis AUDRAIN de Vallet. Bénédiction le 20 août 1995 par Mgr Emile MARCUS, évêque de Nantes.

Près d’un pilier, représenté en moine, St Vincent est le patron de la paroisse actuelle. Oeuvre de Jean FREOUR, sculpteur à Batz-sur-Mer.

5- L’orgue :

Placé derrière le maître-autel, cet instrument d’occasion du facteur d’orgues LELOGEAIS, fut restauré par Louis DEBIERRE puis modifié et restauré par la Manufacture d’orgues de Jean RENAUD de Nantes (1980-1981) puis (1993-1994). Les tuyaux sont en étain.

6- Le Transept sud dédié à l’Autel de la Sainte Croix :

Jésus sur la croix est entouré de St Jean (à g) et de la Vierge Marie (à dr). Sur cet autel sont disposés deux reliquaires de bronze. Bénédiction le 20 avril 1878.

La porte est encadrée par deux statues : St Jean-Marie Vianney, curé d’Ars (à g) et St Jean-Baptiste (à dr)..

Les trois rosaces au-dessus de la porte sont en lien avec la Passion.      

7- L’entrée du déambulatoire :

Réalisée par les ateliers CHAPEAU d’Angers, la statue de St Louis Marie GRIGNION de MONTFORT qui prêcha une mission à Vallet en 1708. Bénédiction le 7 décembre 1890.

Le tombeau de l’abbé DULANLOY, curé de la paroisse de 1869 à 1913, il oeuvra pour la construction de l’église et obtint le droit d’y être enterré. Statue réalisée par Joseph VALLET de la Boissière du Doré. Inauguration le 12 octobre 1913.

8- Le déambulatoire : avec 5 chapelles rayonnantes avec vitraux très colorés.

A- La Chapelle des Enfants Nantais (St Donatien et St Rogatien) avec la statue de St Antoine de Padoue.

B- La Chapelle St Joseph, avec sa statue portant l’enfant Jésus .

C- La Chapelle de la Ste Vierge Marie, (statue de la Vierge bleue restaurée en 2012). Les vitraux représentent la remise du rosaire à St Dominique par la Vierge, l’Assomption, l’apparition à Lourdes de la Vierge Marie à Ste Bernadette.  

D- La Chapelle Ste Anne.

E- La Chapelle St Louis avec sa statue et celle de Ste Thérèse de L’Enfant Jésus, bénédiction le 4 septembre 1927.

9- La sortie du déambulatoire.

Saint Patron de la paroisse, la statue de St Louis réalisée en 1839 par Henri Hamilton BARRÊME d’Ancenis.

10- Le Transept nord est dédié à l’autel du Sacré Coeur.

Le Christ au centre est entouré de deux anges.

Les trois rosaces sont en lien avec le Sacré Cœur.

La porte est encadrée par deux statues: (à g) St Michel terrassant le dragon, bénédiction le 24 août 1911, (à dr) Jeanne d’Arc, bénédiction le 8 mai 1910.

Les bas-côtés :

Les 12 magnifiques vitraux colorés des bas-côtés représentent les épisodes de la vie de la Vierge Marie. Ils sont à regarder en descendant le bas côté nord (11) et en remontant par le bas-côté sud (12).

11- Le bas-côté nord :

               F : L’Immaculée Conception

               G : La naissance de la T. S. Vierge

               H : La présentation de Jésus au Temple

               I : Le mariage de le T. S. Vierge

               J : L’annonciation

               K : La Visitation.

12- Le bas-côté sud :

               L : La naissance de Jésus

               M : L’adoration des Mages

               N : L’atelier de Nazareth

               O : Jésus descendu de la croix

               P : La mort de Notre-Dame

               Q : Le couronnement de la T. S. Vierge.

Remarquons également le chemin de Croix œuvre d’Edouard CABANE.

14 tableaux représentant la passion du Christ.

Les confessionnaux, installés vers 1890, sont en chêne sculpté.

Les reliques 

L'église de Vallet a la spécificité d'accueillir deux reliques sous son toit. 

Les premières sont celles du Bienheureux Maurice Rondeau, né en 1911 et prêtre du diocèse de Meaux. Il fut prisonnier de guerre et par la suite interné à Buchenwald. Il a consacré sa vie à Dieu jusqu’à sa mort à l’âge de 33 ans en 1945. Le 20 juin 2025 le Pape Léon XIV a reconnu son martyre ainsi que celui de 49 autres français victimes du nazisme et de déportation. Les reliques ont été offertes à la paroisse par l’Evêque de Meaux.

Les secondes reliques sont celles de Saint Charbel, le saint patron du Liban. Youssef Makhlouf naît le 8 mai 1828 à Bekaafra, un village maronite du Liban, dans une modeste famille de paysans. Il hérite de sa mère une foi profonde. A vingt ans, il choisit la vie monastique et frappe à la porte du monastère de Notre-Dame de Mayfouk.
Il devient moine et prend alors le nom de Charbel. Il étudie ensuite la théologie et est ordonné prêtre en 1859. De part les croyances d'un habitant de la Chappelle Heulin qui aurait été guérit grâce à son intercession, l'abbé Hervé Godin a fait la demande de disposer d'une relique de Saint Charbel au monastère d’Annaya où les restes du Saint sont conservés. La demande s'est concrétisée en 2024 avec l'intervention de l'association Phoenix, semeurs de paix. Ces reliques attirent de nombreux pélerins.

Ce résumé est extrait du travail des membres de l’Association de Vallet-Mémoires.